Survie Urbaine et

Secours

 
 

Motivations


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Un blogger sur un site de survivalisme m’a posé une question:


«Est-ce que tu te prépares à faire face à des situations catastrophiques, ou tu ne t'y intéresse pas ?»


Je lui ai adressé une réponse en deux parties :


- A titre personnel, cela fait des années que je suis prévoyant sur des situations catastrophiques. Côté matériel, avec le temps, je pense que je ne peux pas faire plus (mais mieux, probablement). Du domicile aux réserves, sacs en tous genres (soins, évacuations, ...). J'ai bien complété mon environnement. Mais je ne pense jamais à tous les types de dangers possibles dans ma vie personnelle, parce que je sais que personne ne peut prédire son avenir.


- A titre professionnel, je n'ai pas eu d'autre choix de choisir les études militaires et une carrière militaire (seul à 15 ans). Carrière en Belgique puis passerelle vers l'US Army (grâce à l'OTAN). J’ai 58 ans (2017) : le côté "opérationnel", un commandement sur un théâtre d’opérations, c’est terminé pour moi.


Je commande des secours d’urgence et de l'aide humanitaire militaire. Oui, nous avons beaucoup de missions d'aides d'urgence. Professionnellement, mon job est de m'intéresser à tout type de situations et de catastrophes (avec des analystes, des spécialistes, des scientifiques, des logisticiens ...).


On réalise aussi des "études sociologiques», qui englobent l’étude : de la finance, des évènements climatiques, la politique locale, la sécurité civile ... On travaille en collaboration avec l'OMS, l'ONU et bien d'autres agences internationales et nationales. On essaye de prévoir, d’anticiper, de connaître les meilleures solutions "au cas où". On s’occupe entre autre, des risques NBC (Nucléaires Bactériologiques et Chimiques).


Ce travail n'est pas "made in USA". J'ai des relations partout avec des homologues : en Chine, en Russie, en Inde, en Europe ... On étudie des probabilités de catastrophes mais on ne fait pas des prévisions de catastrophes.


Nous avons de nombreux exercices  d'interventions : moyens logistiques, techniques, génie, interventions de secours, matériel (hommes, transmissions, médical, transport, stocks de réserve ...).


On ne regarde pas qui on dégage des décombres d'un séisme ou d'un tsunami. Que ce soit sur le terrain (quelquefois), en vidéo ou photos (pas celles de la presse manipulée ou à sensation), je vis les évènements "en live".


Je ne me considère pas comme «un spécialiste», un professeur ou un expert. Je n'ai jamais vécu deux situations identiques. C'est un travail d'équipes.


ECOUTER est la meilleur chose à faire, se remettre en question, penser à la vie, exorciser les morts pour qui l'on n'a pu rien faire. Chaque décès même fatal est un échec, toujours. On oublie qui l’on est et avec qui on collabore quand l'objectif est de sauver des vies.


En cas de catastrophe dans ma zone géographique de vie, il y a de bonne chances pour que je ne sois pas là pour aider ma famille. Je serai appelé sur le terrain pour aider le plus de monde possible.


Avec ce job, tu reconnais l'odeur de la mort ou de la gangrène. Tu reconnais les cris de détresse, les murmures de ceux qui agonisent. Tu vois dans chaque regard des survivants, l'incompréhension, la frayeur, le besoin d'une main tendue, juste de savoir qu'il y a quelqu'un.


J'ai choisi mon affectation, mes seconds, mon travail. Je ne renie rien. Non, rien n'est angélique.

  1. -Non, il ne faut pas attendre des miracles des secours et des "aides minute".

  2. -Non, la technologie ne peux pas sauver tout le monde.


Je suis sur Internet parce que c’est une immense base de connaissances. Je déteste les "survivalistes de salon" ou "les survivalistes consommateurs de marques". Sur le terrain, mes hommes les plus efficaces sont ceux qui s'adaptent à la situation et qui font des miracles avec ... deux allumettes et trois bouts de ficelle.


On étudie de nouveaux matériels tous les jours MAIS il n'y a pas eu une seule mission ou l’on n’a pas manqué d’une pince ou d’un outil. On n'a jamais trouvé tout le matériel parfaitement adapté à chaque type de catastrophe ! Alors pour une personne, un survivaliste, prévoir et posséder l'équipement pour tout type de catastrophe.


Je suis contre le principe de "je me planque avec mes réserves parce que mes voisins vont devenir des pilleurs ou des pics assiette" (les fameux «zombies» décriés par des «survivalistes». En Belgique, la devise est "L'union fait la force". Je pense qu'en cas de catastrophe, les meilleurs survivalistes seront des leaders, des conseillers, des guides, des personnes avec un moral d'acier. Des personnes qui réconforteront et organiseront avec ce qu'il restera autour d’eux ! Voilà un vrai survivaliste.


Une arme : oui, pour défendre et installer un QG dans un supermarché proche et gérer un stock de nourriture encore disponible pour la communauté mais pas pour tirer sur une personne qui entre dans votre habitat, souvent pour ... demander de l'aide !


Voilà ma philosophie de survie et celle des personnes qui composent le groupe.


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